MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE

Myriam Nuzzo | Diane Hantz | Anaël Armenia | Laurent Troendlé
 
Le progrès représente un risque qui a suscité maintes peurs dans l’histoire de l’humanité.
En même temps il est un formidable enjeu d’avenir pour la société et l’économie.
Comment l’innovation peut-elle construire une dynamique positive pour les générations futures ?
 
 
INTRODUCTION

PARTIE 1 :
Quel est l’état des lieux en 2017 et quels sont les enjeux auxquels l’humanité doit faire face ?

PARTIE 2 :
L’économie de la connaissance, le BIG Data et la transition énergétique.
Qu’est ce que l’économie de la connaissance?
Big Data l’innovation du siècle, ses atouts pour répondre aux enjeux de l’humanité et ses risques.
Énergies renouvelables.
Quelles ressources de substitution à l’ère post carbone ?


PARTIE 3 :
Quelles alternatives pour les générations futures et quels comportements adopter ?
La 4e révolution industrielle
L’Altruisme
L’économie collaborative


CONCLUSION
 
 
200 ans de révolution industrielle et 150 ans d’exploitation de l’or noir ont indiscutablement bouleversé l’histoire de l’humanité aux travers des innovations.

L’homo sapiens apparaissait sur le vaisseau Terre il y a 200 000 ans et de toute son existence ce n’est qu’au cours de ces 200 dernières années qu’il a connu sa plus rapide évolution.

Qu’il s’agisse de l’invention de la machine à vapeur et l’exploitation du charbon ou de l’invention de l’électricité et l’exploitation du pétrole, grâce à ses inventions et ses découvertes, l’être humain a su se placer tout en haut de la chaîne alimentaire et faire prospérer son espèce.

Mais quel est le bilan en 2017 ? A-t-il su préserver son vaisseau Terre, afin d’assurer la pérennité de son espèce ? Ses ressources sont-elles suffisantes à couvrir ses besoins ? Quel héritage laisse-t-il aux générations futures ?
 
PARTIE 1
Quel est l’état des lieux en 2017 et quels sont les enjeux auxquels l’humanité doit faire face ?

Une certitude !

7.3

milliards en 2017


Nous sommes 7, 3 milliards d'êtres humains à occuper le vaisseau terre en 2017
9

milliards en 2050


En 2050 nous serons 9 milliards d'êtres humains à occuper le vaisseau terre
Comment répondre aux besoins vitaux d’un tel équipage ?

Capacité de charge du vaisseau terre

 
10

milliards d'occupants


est la capacité maximale pour laquelle le vaisseau terre peut fournir les ressources pour la survie de l'espèce et entretenir son milieu naturel
(selon un rapport de l'ONU en 2001)
 
Comment en sommes-nous arrivés là ?

Par une répartition démographique différente au Nord et Sud.



Les projections de la population mondiale montrent un écart croissant entre les populations vivant au Nord et au Sud.


Au Sud des géants démographiques renforceraient leurs poids avec plus d’un milliard d’hommes en Chine et en Inde.

En 2050, l’Asie regrouperait 61 % de la population mondiale.

L’Afrique passerait à cette date à 2 milliards d’habitants. L’indice de fécondité très élevé en Éthiopie, Kenya, Madagascar conduit au doublement de leur population en 35 ans.

Au Nord les populations connaîtraient un vieillissement démographique mais aussi une diminution de leur population.

L’Europe passerait de 2010 à 2050 de 730 à 660 millions d’habitants.

Le vieillissement certain de la population mondiale est en marche.
L’espérance de vie est en forte augmentation : devrait être de 75 ans en 2050. Soit un gain de 30 ans en un siècle (grâce au progrès de l’hygiène et de la médecine, campagnes de vaccination, amélioration des conditions de vie).

Migration du Sud vers le Nord :

  • 232 millions de migrants internationaux dans le monde
  • Ils représentent 3,2 % de la population mondiale
  • 59 % des migrants internationaux vivent dans un pays développé
  • Six personnes sur dix viennent d’un pays du Sud

Les démographes considèrent que les migrations seront une importante variable d’ajustement d’ici 2050, échéance à laquelle 2 ou 3 milliards d’individus supplémentaires sont attendus sur la planète, alors que les effets des modifications climatiques se feront probablement déjà sentir et que certaines zones ne pourront plus nourrir une population supplémentaire.

Les flux migratoires




Inégalités : 1% de la population mondiale possède plus que les 99% restants soit, 62 personnes plus riches... que 3,5 milliards d'individus

Par une Urbanisation massive.



La population de l'Europe, de l'Amérique et de l'Océanie est déjà urbaine à plus de 70%.

Celle de l'Afrique et de l'Asie l'est moins (environ 40% d'urbains), mais devrait l'être à plus de 50% d'ici 2030.

20 mégalopoles représentent 9% de la population mondiale. La plus importante d'entre elles est Tokyo, avec 35 millions d'habitants.



Urbanization3








Comment subvenir aux besoins d’une population mondiale de 9 milliards d’habitants en 2050 ?
Assurer la sécurité alimentaire !
Actuellement les pays les plus développés possèdent assez de ressources pour nourrir l’ensemble des habitants de la planète. Pourtant, tous les individus de la planète ne mangent pas à leur faim, les denrées alimentaires étant inégalement distribuées.
L’une des conséquences de la surpopulation mondiale serait d’aggraver ces inégalités, provoquant des famines.

  • Avec l’augmentation de la population mondiale, la production alimentaire devra augmenter de 30 à 100 % d’ici 2050. Cette augmentation passera principalement par une intensification de l’agriculture.

  • On a longtemps cru que le modèle d’agriculture intensive, associant l’utilisation d’engrais et de pesticides avec une mécanisation accrue était la solution à l’insécurité alimentaire.

  • Mais le recours aux engrais chimiques en lieu et place des amendements organiques naturels (fumier, compost) conduit à un épuisement des sols et à la pollution des eaux par les nitrates dans de nombreuses zones productivistes .

  • La présence de résidus de pesticides dans l’eau, l’air et les aliments soumet les êtres humains à une exposition quotidienne qui affecte leur santé (cancers, troubles neurologiques, malformations congénitales, déficiences du système immunitaire, baisse de la fertilité).

  • Ainsi la sécurité alimentaire sera un sujet de préoccupation mondial, car la crise des combustibles fossiles, le changement climatique et les faiblesses de la chaîne alimentaire vont toucher à la fois les pays industrialisés comme les pays du Sud.

Arrêter le gaspillage !




Plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d'aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Le gaspillage alimentaire concerne les pays riches comme pauvres et représenterait une valeur gaspillée de 990 milliards de dollars.
Assurer nos ressources en eau !

Augmentation de la population mondiale = augmentation de la consommation ?

La croissance de la population mondiale augmente les besoins en eau de 64 milliards de mètres cubes chaque année, soit plus de 2 millions de litres chaque seconde. D’ici 2080, il faudra pomper deux fois plus d‘eau pour satisfaire les besoins de l’humanité.

L’eau est la ressource la plus précieuse sur Terre : une surpopulation mondiale pourrait entraîner des conflits généralisés liés à l’or bleu. Des heurts existent déjà, puisque l’eau est l’une des principales causes des tensions au Proche-Orient. Un conflit mondial pour l’eau aurait donc des conséquences désastreuses. À l’heure actuelle, 80 pays manquent d’eau et une personne sur cinq n’a pas accès à l’eau potable. Pour pallier à cette pénurie, des solutions existent toutefois, comme la désalinisation de l’eau de mer, qui demeure encore coûteuse.

Quelle est la consommation d’eau du vaisseau terre chaque jour ?

112 320 millions de litres, soit 1,3 millions de litres par seconde.

L’eau un bien capital = source de vie ?

L’eau est une ressource indispensable à l’éclosion et au développement de la vie de tous les organismes. En quantité trop faible ou de mauvaise qualité, son manque conduit à la mort.

Parfois sa surabondance est aussi source de détresse lors d’inondations notamment.

L’eau une ressources durable ?

L’eau est l’avenir, en préservant les réserves d’eau les générations d’aujourd’hui donne la vie aux générations futures. L’eau d’aujourd’hui sera celle de demain.

L’eau une ressource économique ?

Usages agricole, industriel et domestique, et son rôle dans le transport des matières premières et marchandises. Trois quarts des emplois dans le monde dépendent de l’eau. De fait, les pénuries et les problèmes d’accès à l’eau sont susceptibles de limiter la croissance économique dans les années à venir. L’eau est un facteur clé dans la création d’emploi qu’il s’agisse d’emplois directement liés à la gestion de cette ressource (approvisionnement, infrastructure, traitement des eaux usées…) ou à des secteurs économiques gourmands en eau comme l’agriculture, la pêche, l’énergie, l’industrie et la santé. L’accès à une source d’eau potable et à l’assainissement favorise une main d’œuvre éduquée et en bonne santé, facteur indispensable de croissance.

  • Prélèvement dans les ressources mondiale d'eau douce par l'agriculture70%


  • Prélèvement dans les ressources mondiale d'eau douce par l'industrie20%


Quelle est la consommation d’eau moyenne annuelle par habitant ?

730 000 litres, soit 2 000 litres par jour. Les américains sont les plus gros consommateurs avec 2,5 millions de litre par an.

consommation-d-eau


L’accès à l’eau insuffisant dans le monde ?

Dans le monde, 748 millions de personnes restent privées d’eau potable (source Le Monde) 5 millions de décès chaque années liés au défaut d’accès insuffisant à l’eau. En comparaison il y a autant de décès liés au tabagisme.

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Assurer nos ressources énergétiques !

Une transition énergétique sans équivoque ?

Les énergies fossiles représentent 87,4% de la production mondiale d’énergie. Pétrole 35%, Gaz 25%, Charbon 21%, Uranium 6,4%.

87,4% de la production mondiale d’énergie est basée sur des ressources non renouvelables.


Quelle est la consommation d’énergies fossiles du vaisseau terre chaque jour ?

  • 97,4 millions de barils de pétrole, soit 179000 litres par seconde.
  • 9,5 millions de m3 de gaz naturel, soit 110000 m3 par seconde.
  • 21,6 millions de tonnes de charbon, soit 250 tonnes par seconde.


Raréfaction des sources d’énergies fossiles, combien de temps encore ?

  • Pétrole : 47ans
  • Gaz : 64ans
  • Charbon : 156 ans

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Les sources d’énergies s’épuisent, vers un Peak Oil


Croissance exponentielle de la demande mondiale en énergie d’ici à 2050

D’ici à 2050 la croissance mondiale en énergie pourrait augmenter de 50% (source AIE). Une augmentation traduite essentiellement par la forte croissance économique et une augmentation de la population en Asie.

Quels risques économiques ?

Baisse de la croissance, impact sur le fonctionnement des économies (transport, agriculture, technologies, savoir)

Hyperdépendance énergétique = guerre, comment garantir un accès aux énergies fossiles ?

Les énergies fossiles sont un produit politique international au cœur des enjeux mondiaux.

Hyperdépendance énergétique des pays développés notamment l’Asie. Les principaux pays producteurs de pétrole sont situés au Moyen-Orient dont l’instabilité politique est préoccupante et les régimes sont de natures non démocratiques.  De nombreuses guerres dans le passé (Guerre du golfe, Irak,…)

Qui détiend les réserves mondiales ?




Quelques statistiques…

 
Réduire la pollution de notre environnement !
Si la croissance des pays émergents poursuit son ascension et si les pays développés ne restreignent pas la pollution qu’ils engendrent, alors, la surpopulation mondiale aura une conséquence désastreuse sur l’environnement de notre planète.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement indique que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d’extinction des espèces et le traitement des déchets figurent parmi les nombreux problèmes qui n’ont pas été résolus et qui mettent l’humanité en danger.


Les avertissements de GEO-4
(GEO-4 : Global Environment Organization)
Notre survie est menacée !
Tout se dégrade !
Il n’y a plus de temps à perdre il faut agir vite !

La situation climatique, l’état de la couche d’ozone, la dégradation des écosystèmes, l’approvisionnement en eau. L’augmentation galopante de la population mondiale et des modes de consommation excessifs et inutiles ainsi que la dégradation et la surexploitation des écosystèmes ont engendré un déclin alarmant des ressources naturelles.

GEO-4 avertit aussi que nous vivons bien au-dessus de nos moyens.
GEO-4 déclare que le changement climatique est une « priorité mondiale » exigeant une volonté et un leadership politiques.



Le CLIMAT un défi pour l’humanité !

Les activités humaines et la pollution ont des répercussions inquiétantes sur le climat. Le réchauffement climatique aux conséquences désastreuses : catastrophes naturelles, fontes des glaces, espèces menacées…
À nous d’agir et de lutter contre le réchauffement climatique en adoptant les bons gestes !


Espèces menacées
Selon un rapport du GIEC publié en 2007, si le réchauffement moyen de la planète excédait 1,5 à 2,5 °C par rapport à 1980-1999, le risque d'extinction de 20 à 30 % des espèces recensées à ce jour serait probablement accru. Pire : si la température s'élevait de plus de 3,5 °C environ, les modèles prévoient que 40 à 70 % des espèces recensées pourraient disparaître de la surface du globe.

Selon un autre rapport du GIEC, les températures moyennes à la surface du sol devraient grimper de 1,8 à 4 degrés Celsius d'ici la fin du siècle.


2016, année la plus chaude jamais enregistrée !

CAUSES > GAZ à effet de serre
Depuis 1990, les émissions par habitant dues à la combustion d’énergie reculent dans l’Union européenne (– 22,0 %), la France se situant juste en-deçà de cette moyenne (– 19,3 %). En Amérique Latine, et surtout en Extrême-Orient, les émissions par habitant ont fortement augmenté en vingt ans : elles ont été multipliées par plus que trois en Chine, atteignant 6,1 t CO2/hab en 2013, et ont plus que doublé en Inde et en Corée du Sud. Ces émissions ont diminué en Amérique du Nord, sous l’impulsion des États-Unis, alors qu’elles restent stables au Canada.

Repères - Chiffres clés du climat France et Monde - Edition 20


CONSÉQUENCES en chaine et RISQUES
Selon la synthèse 2014 du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les effets du changement climatique très probables sont :

  • Une hausse des températures moyennes supérieure à 2°C d’ici 2100.
  • La fonte des glaciers et l’élévation du niveau des mers et des océans.
    Entre 1870 et 2000, le niveau des océans s’est élevé de 18 cm en moyenne, dont 6 cm au cours des 20 dernières années ! C’est énorme ! Les experts du GIEC estiment que le niveau des mers pourrait augmenter jusqu’à +82 cm d’ici 2100.  Les océans deviennent de plus en plus acides cela peut provoquer la disparition de certaines espèces notamment des végétaux et des animaux tels que les huîtres ou les coraux. L’habitat de 400 millions de personnes vivant à + d’1 mètre au-dessus du niveau des mers est menacé par la montée des océans. Plus de 20 plus grandes villes du monde sont portuaires en Asie et en Amérique du nord principalement.
  • La fonte de la banquise arctique En août 2007, la banquise ne représentait plus que 5,26 millions de km², pour 7,5 millions de km² en 1978 (National Snow and Ice Data Center, 08/2007). Tous les modèles prédisent la disparition de la banquise arctique en été d’ici quelques décennies, ce qui ne sera pas sans conséquence sur le climat en Europe.
  • Des événements climatiques extrêmes (sécheresses, pluies diluviennes, tempêtes…) plus violents et plus fréquents.

La biodiversité menacée

Une sixième extinction majeure est en cours, cette fois-ci causée par le comportement humain.

Les changements de la biodiversité actuelle sont les plus rapides dans l’histoire de l’humanité. L’extinction des espèces se produit à une vitesse 100 fois supérieure à celle indiquée par les fossiles plus de 28 % des espèces sont menacées d’extinction. Selon des experts de trois universités américaines, jamais la planète n’a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné, depuis l’extinction des dinosaures. Et les humains feront probablement partie des espèces qui disparaîtront. En seulement deux décennies, 10 % des terres sauvages, à peu près vierges d’empreinte humaine, ont été rayées de la surface de la planète. Soit l’équivalent de la surface de l’Inde ! Le réchauffement climatique priverait 1/3 des espèces vivantes de leur environnement adapté à leur survie.



La production mondiale de déchets et leur traitement

Combien de déchets produit-on dans le monde ? 4 000 000 000 tonnes par an.
Chaque jour, l’activité humaine produit environ plus de 10 milliards de kilos de déchets.
Entre 2008 et 2020 la quantité de déchets devrait augmenter de 40% dans le monde.


Les eaux usées au niveau mondial

Chaque année, ce sont 14 600 000 000 000 litres d’eaux usées qui sont recyclées dans le monde, l’équivalent d’une piscine olympique toutes les 5 secondes ! Il existe dans le monde plus de 18 000 stations d’épuration. (380 en France). Au niveau mondial, la production d’eau réutilisable atteint environ 20 milliards de litres/jour.

Web


La pollution des eaux dans le monde

Dans les pays en développement ou émergents, 90 % des eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel sans aucun traitement. Cela entraîne des dommages sanitaires et environnementaux des plus conséquents. En Europe, la totalité des fleuves est polluée (25% à un niveau extrême selon le WWF).
Les fleuves du monde comme le Colorado, le Gange, le Danube, le Brahmapoutre, l’Euphrate, le fleuve Jaune se chargent en pesticides, phosphate et azote du fait d’une agriculture intensive et d’une utilisation d’engrais en augmentation.

La population mondiale rejette de manière indispensable et naturelle environ 11 millions de tonnes de « déchets » par jour, soit 4 milliards de tonnes de « déchets » produits par l’Humanité.

Les déchets, c’est une véritable marée qui va finir par nous noyer.
Leur recyclage nous coûte 10 milliards d’euros chaque année.
 

Quelques statistiques

PARTIE 2
Comment acquérir un maximum de connaissance dans les meilleurs délais.
Quelles innovations nous permettrons de la stocker, de l’analyser et de devenir un outil de prédiction qui pourrait apporter des réponses aux enjeux mondiaux ?
L’économie de la connaissance désigne ce qui serait une nouvelle phase de l'histoire économique dans laquelle, selon certains économistes, nous sommes entrés depuis la fin du XXe siècle (années 1990).

L’accélération du développement technologique a transformé les modes de diffusion de l’information et de transmission des savoirs. L’accès aux savoirs devient la condition essentielle du développement économique. À l’opposé de la société industrielle fondée sur les matières premières, la société postmoderne, se fonde-elle sur la connaissance comme facteur de production décisif. Ainsi grâce à l’omniprésence des TIC dans les activités quotidiennes, la connaissance occupe une place de choix en tant que moteur de croissance, d’innovation et de créativité.

Les économies fondées sur la connaissance se constituent historiquement à partir d’un double phénomène : d’une part, l’augmentation des ressources consacrées à la production et à la transmission des connaissances (éducation, formation, R&D, information et coordination économique) et, d’autre part, un événement technologique majeur (l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication — NTIC). La rencontre entre ces deux phénomènes se produit principalement dans les secteurs orientés vers l’innovation. Elle y engendre une économie unique, centrée sur la production de nouveaux savoirs et caractérisée par une baisse significative des coûts de codification, transmission et reproduction des connaissances ainsi que de ceux du travail collaboratif de recherche et d’innovation.

L’innovation au cœur de l’économie fondée sur la connaissance


Il s’agit de répondre à la double nécessité d’engendrer un rythme rapide d’innovations technologiques en vue d’offrir de façon continue des produits et des services nouveaux à l’échelle globale et de surmonter les vagues violentes d’obsolescence des savoirs et des technologies Un élément central des économies fondées sur la connaissance est donc l’innovation qui s’est substituée au prix comme règle du jeu fondamentale.

Dominique Forey. L’économie de la connaissance, 2009

Une Révolution technologique et économique : LE BIG DATA !

La plus grande source de connaissance est en marche !

  • Avec le déluge numérique, à chaque habitant sur Terre correspond aujourd’hui un volume équivalent à 320 fois celui des informations qui ont alors été stockées dans la grande Bibliothèque d’Alexandrie.
  • La profusion de données n’a jamais été aussi rapide : environ 7 mégabytes d’information seront créés à chaque seconde pour chaque être humain de la planète pour 2020.
  • À l'heure où 98 % des informations sont enregistrées sous forme numérique, des milliards de milliards de milliards de données s'accumulent dans les ordinateurs à travers la planète. Résultat : l'apparition de ce qu'on nomme « Big Data », c'est-à-dire de gigantesques ensembles de données qui commencent à bouleverser le fonctionnement de l'univers économique, mais aussi social, juridique, culturel, financier et bien sûr politique.

  • Ces nouvelles technologies se sont transformées en une matière première précieuse, utilisable dans toutes sortes de domaines, un apport vital à la création d’une nouvelle forme de valeur économique. Cette nouvelle démarche remet en question la façon dont nous concevons fondamentalement la prise de décision et l’appréhension de la réalité.
  • L’ensemble des données constitueront une source nouvelle de valeur économique d’analyse prédictive, et d’innovation. En effet, les quantités massives de données en temps réel constituent en partie la solution à de graves problèmes mondiaux tels que le défi du changement climatique, éradication des maladies, amélioration de la gouvernance et développement économique.



Le marché du Big Data atteindrait 67 milliards de dollars en 2021, il représenterait une croissance de 18,45% par an.


  • On prévoit 150 milliards d’objets connectés qui totaliseraient entre 7.5 et 21 % du PIB mondial d’ici 2030.
  • 73% des organisations ont déjà investi dans le big data ou prévoient de le faire.
  • La Maison-Blanche a déjà investi plus de 200 millions de dollars dans des projets de Big Data.
  • Il y aura plus d’un milliard d’utilisateurs de smartphones pour 2020. La rapidité avec laquelle les données augmentent, de même que notre capacité à les analyser, incite les petites entreprises comme les grandes à utiliser l’analytique dans le but de donner un second souffle à leur commerce pour les cinq prochaines années à venir.
  • Grâce au Reality Mining Concept (extraction de la réalité) inventé par Alex Pentland et Nathan Eagle du Human Dynamics Laboratory MIT, il est possible d’établir des inférences et de faire des prédictions sur le comportement humain à partir du traitement d’énormes quantités de données collectées à partir des téléphones portables. Dans le cas d’une épidémie de grippe mortelle, avec une telle capacité, il deviendrait possible d’informer à tout moment les responsables de la santé publique des zones les plus touchées et de sauver des millions de vies.
  • Les géants de la mise en données sur notre planète ont permis de constituer un enrichissement essentiel de la compréhension de l’être humain. Ils sont assis sur une énorme malle aux trésors, celle des informations mises en données, qui, une fois, analysées, permettront de mieux saisir la dynamique sociale à tous les niveaux, de l’individu à la société dans son ensemble.

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Les risques et leurs contrôles !
  • Maniés avec intelligence les ensembles de données sont un outil précieux pour l’évolution de la race humaine, mais détournés par les puissants de façon mal intentionnée ils peuvent se muer en instrument de répression qui aurait pour effet de porter préjudice aux citoyens.
  • Nous devons nous garder d’avoir une trop grande confiance dans les données si nous ne voulons pas répéter l’erreur d’Icare : subjugué par sa propre prouesse technique, il n’a pas su la maitriser, et cela a causé sa perte.



  • Il s’agit donc de trouver les moyens de maitriser les Big Data pour éviter de passer sous leur contrôle. De toute évidence il est impossible de prédire la manière dont évoluera une technologie, les Big Data elles-mêmes ne sauraient prédire leur propre évolution. Les organismes de règlementation devront trouver dans leurs interventions un juste équilibre entre prudence et audace et des lois anti-trust devraient suggèrer une voie possible pour atteindre l’objectif.
  • Cela nous obligera à relever de nouveaux défis pour assurer la protection des individus tout en faisant la promotion de cette technologie des Big Data nous ne devons pas laisser son développement échapper au contrôle humain ! Avoir la connaissance signifiait jusqu’à présent connaitre le passé, cela va bientôt vouloir dire qu’on est capable de prévoir l’avenir.

  • L’ensemble des données deviendront essentielles dans la compréhension et la résolution de bon nombre des problèmes mondiaux urgents.
  • Pour la lutte contre le changement climatique, il faut analyser les données sur la pollution, comprendre comment concentrer nos efforts de la meilleure manière et trouver les moyens de limiter les problèmes. Les capteurs implantés dans le monde entier, notamment ceux intégrés dans nos smartphones fournissent une mine de données qui vont nous permettent de modéliser le réchauffement planétaire de manière plus détaillé.
  • Les machines vont-elles nous remplacer ? Les Big Data nous permettent d’expérimenter plus rapidement et d’explorer de plus nombreuses pistes. Ces avantages devraient générer plus d’innovations. Mais ce que les données ne disent pas, c’est ce que produit l’étincelle de l’invention. Si Henry Ford avait interrogé les algorithmes pour connaitre le souhait de ces clients, il aurait eu pour réponse « une cheval plus rapide ».

Dans un monde de Big Data il faudrait que nos qualités humaines de créativité et d’intuition et nos ambitions intellectuelles soient d’autant plus favorisées que c’est de notre ingéniosité que jaillit le progrès.

Il nous faudra donc utiliser cet outil des Big Data avec beaucoup d’humilité et… d’humanité.

Viktor Mayer-Schoenberger et Kenneth Cukier

 
Énergies renouvelables : Quelles ressources de substitution à l’ère post carbone ?

Réponse avec une transition énergétique par les énergies renouvelables

Dans le monde entier, les énergies renouvelables permettent de gérer de façon intelligente les ressources locales et de créer des emplois.

On qualifie les énergies renouvelables d’énergies “flux” par opposition aux énergies “stock”, elles-mêmes constituées de gisements limités de combustibles fossiles : pétrole, charbon, gaz, uranium.

Investissement mondial dans les énergies renouvelables en 2016 : 287,5 milliards de $ (source planetoscope)





Énergies renouvelables les grandes familles :


  • Énergie hydraulique
    Avec 45000 barrages dans le monde, l’hydroélectricité est la 1re énergie mondiale renouvelable et la 6e toute énergies confondues. Elle représente 2,4% de l’énergie mondiale.
    Production mondiales d’hydroélectricité = 3874 TWh (TeraWattheure) selon L’IEA en 2013.

    Principaux producteurs la Chine, le Canada, le Brésil et les États Unis. La Norvège et le Brésil produisent respectivement 96% et 68,6% de leur électricité par l’hydroélectricité.

    Potentiel mondial de l’hydroélectricité = 15000 TW soit 15000 fois plus qu’actuellement.

    Rappel : TWh : Terawattheure. Le watt-heure est l’unité de mesure d’énergie correspondant à la quantité produite en 1 heure par une machine d’1 watt. 1 kilowattheure (kWh) = 1 000 Wh – 1 Mégawattheure (MWh) = 1 000 kWh – 1 Gigawattheure (GWh) = 1 000 MWh – 1 TWh = 1 000 GWh.

    La particularité de l’hydroélectricité est sa répartition globalement homogène par continent dans le monde.
  • Énergie éolienne, le vent
    La capacité éolienne installée dans le monde est de 318 GW fin 2013, et devrait augmenter de plus de 400% et atteindre 1.107 GW en 2030.

    La puissance éolienne installée dans le monde devrait être multipliée par 3 pour atteindre 910 GW en 2025. Le marché mondial de l’éolien devrait plus que doubler au cours de cette période, passant de 21 à 47 milliards €.

    Les vents ont une capacité totale de 2000 à 3000 térawatts or nous n’utilisons que 14 térawatts d’énergie. Au total, on pourrait utiliser 400 TW contre 18 TW aujourd’hui.

    Les vents de surface pourraient fournir plus de 20 fois la demande énergétique mondiale.

    L’énergie éolienne est l’énergie la plus éco­compétitive sur le marché mondial.

    Au 31 décembre 2009, il y avait en France 2914 éoliennes d’une puissance égale à 4 réacteurs nucléaires de 1200 MW ; elles ont fourni 1,6% de la consommation française d’électricité.



  • Énergie de la terre, géothermie
    La géothermie est l’exploitation de la chaleur stockée dans le sous-sol. L’utilisation des ressources géothermales se décompose en deux grandes familles : la production d’électricité et la production de chaleur. Ses coûts d’exploitation faibles permettent à des pays émergents de produire électricité et chaleur à bas prix.

    Les États-Unis possèdent près de 30 % de la puissance mondiale installée, suivis par les Philippines, l’Indonésie, l’Italie et le Mexique.

    En 2014, la géothermie dans le monde a progressé de 5,7 % et représente 1% de la consommation d’énergie mondiale. Plus d’un quart de l’électricité produite par les énergies renouvelables en Italie vient de la géothermie.
  • Énergie solaire
    Le soleil offre à la terre 15 000 fois plus d’énergie que l’homme n’en consomme. Chaque seconde le soleil dégage autant d’énergie que 10 milliards de bombes nucléaires.

    Deux grandes voies technologiques : le thermique et le photovoltaïque.

    Le solaire photovoltaïque  transforme directement le rayonnement solaire en électricité.

    Le solaire thermique convertit le rayonnement solaire en énergie thermique permettant, entre autres, de produire de l’électricité, mais aussi de la chaleur ou du froid.

    Production annuelle mondiale d’énergie solaire photovoltaïque 1035,9 TWh.





  • Énergie maritime renouvelable EMR
    Le potentiel énergétique renouvelable de l’océan serait équivalent à 100 000 milliards de kWh, dont 20 000 milliards seraient exploitables avec les technologies actuelles, sous forme éolienne pour 12 000 milliards de kWh, le reste étant tiré de la houle, des courants ou de l’énergie thermique des mers.

    À titre comparatif, la production d’électricité de la planète est évaluée à près de 22 000 milliards de kWh en 2011. Les énergies marines renouvelables (EMR) pourraient suffire aux besoins électriques de l’humanité.

    Les 5 catégories d’EMR : - Énergies des vagues (houlomotrices),
    - Énergies des marées (marémotrices),
    - Énergies des courants (hydroliennes),
    - Énergies thermiques (issues de la différence de température des eaux),
    - Énergies des estuaires (ou osmotiques, issues des différences de salinité).

    À ces cinq grandes catégories s’ajoute l’éolien offshore, en pleine mer. Il peut être flottant ou posé au fond de l’eau avec la turbine émergée.

    La production d’énergies marines en France reste relativement faible mais en croissance avec 0,5 TWh soit 0,6 % de la production énergétique totale du pays en 2012. Le potentiel français d’énergies marines représente de 2.5 à 3.5 GW pour l’hydrolien et de 10 à 15 GW pour le houlomoteur.

    En Europe, le potentiel hydrolien est estimé entre 18 et 35 TWh/an (environ 8 % de la consommation annuelle d’énergie des logements en France). Le Royaume-Uni, la France et la Norvège sont les pays les mieux situés pour profiter de ce potentiel.

  • Énergie de la biomasse
    La biomasse est la première source d’énergie renouvelable dans le monde.

    L’électricité biomasse devrait atteindre 86 GW en 2021, ce qui en ferait la 4e source d’énergie électrique sur le plan mondial.

    La production d’énergie électrique à l’aide de biomasse dans le monde représente environ 1800 de watts par seconde, soit 596 Terawatts heures par an.

    La consommation mondiale de « biomasse et déchets » représente 1 413 Mtep (millions de tonnes d’équivalent pétrole), soit 10,3 % de la consommation mondiale d’énergie primaire.

    3 catégories d’énergie issue de la biomasse :
    - Bois-énergie
    - Les biocarburants
    - Les Biogaz (à partir de déchets organiques le plus souvent)

    Plus de 120 milliards de litres de biodiesel et d’éthanol sont produits chaque année dans le monde. Cela ne représentait en 2010 que 3% de la consommation mondiale de carburants.

    En 2009, 29% de la récolte mondiale de betterave et 12% de la récolte mondiale de maïs étaient destinés à produire des biocarburants pour les véhicules


    La production mondiale de biogaz devrait continuer à progresser de 7,6% par an de 2012 à 2025 et passer de 50,516 GWh à 130,321 GWh.

 
Pour produire une puissance équivalente au nucléaire, les énergies renouvelables consomment beaucoup plus d’espace. La surface nécessaire pour produire l’électricité que consomme la ville de Paris est de 0,2 km2 pour une centrale nucléaire alors qu’il faudrait un champ de panneaux solaires de 91,125 km2 ou d’éoliennes de 454 km2.]
 

Les citoyens acteurs de la transition énergétique


Quelles orientations ?
Vers un pari de la sobriété énergétique.
La sobriété énergétique à pour objectif de ramener les services énergétiques au niveau des besoins réels sans réduire le confort ou la qualité́ de vie en réduisant les gaspillages lies à des services inutiles, bien dimensionner les équipements par rapport à leur utilisation et être plus rationnel dans leur usage.


Efficacité énergétique
L’efficacité énergétique c’est fournir les mêmes services en consommant moins de ressources énergétiques (améliorer les rendements à toutes les étapes, chez les consommateurs finaux mais aussi dans le système énergétique lui-même) en améliorant l’isolation des bâtiments, des performances des appareils, réduction des pertes sur les réseaux et optimisation des systèmes de production d’énergie.


Les coûts explicite de la transition ?
En donnant des le départ le bon prix signal aux consommateurs. Informer le consommateur du cout réel de l’énergie « peu chère » en y intégrant les facteurs négatifs tels que le traitement des déchets, les répercussions sur l’environnement, les subventions guidant le consommateur vers une consommation ciblée.


Quels rôles à jouer ?
En construisant un débat intelligible autour de la transition énergétique ? En responsabilisant les citoyens de demain.

Présenter les bénéfices et non les contraintes des énergies renouvelables en proposant une solution globale « d’efficacité énergétique décarbonée » permettant un investissement plus pertinent d’un point de vue économique et technologique.

Par l’altruisme au travers de projets et de financements participatifs en construisant ensemble au cœur des bassins de vie. Sensibilisation et réappropriation du sujet par des actions de proximités et mise en place sur un investissement de long terme pour les générations futures.


Comment accélérer la transition énergétique vers les énergies renouvelables dans les pays développés ?
Les deux leviers majeurs :

  • Développer et donner accès aux énergies renouvelables.
  • La maitrise énergétique en changeant la vision ainsi que les préjugés anxiogènes et réducteurs vis à vis des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables dans les pays en voie de développement ? Quelle stratégie à adopter ?
  • Permettre l’accès aux énergies décarbonée en incitant au passage direct vers les énergies renouvelables.
  • Passer rapidement de l’utilisation d’énergies fossiles aux énergies décarbonées.


Comment assurer la transition énergétique ? Le big data élément clé de cette transition ?
L’enjeu principal du big data est de pouvoir utiliser un volume exponentiel de données et d’en retirer de la valeur.

Le Smart Grid ou réseau intelligent, permet d’avoir une vision globale en temps réel ou de manière anticipée de la demande énergétique. La force du Smart Grid est d’utiliser ces données afin d’ajuster automatiquement les flux énergétiques du réseau afin d’approvisionner les zones à besoin énergétique avec de l’électricité prioritairement d’origine renouvelable.

SmartGrid
PARTIE 3
Quelles alternatives pour les générations futures et quels comportements adopter ?
Le constat planétaire actuel met en évidence une nouvelle et possible crise financière mondiale et une guerre planétaire des Ressources ; renforçant ainsi l’individualisme des générations actuelles et celles à venir.

L’avenir de l’industrie se trouve-t-il dans le numérique et les réseaux ? Comment l’industrie 4.0 changera-t-elle nos vies et le fonctionnement de nos sociétés ?
Nous sommes à un moment déterminant de l’histoire de l’humanité, où l’homme devient le propre facteur de son évolution.

Nicolas Hulot

Industrie 4.0 : une nouvelle révolution industrielle
Le concept d’Industrie 4.0 correspond à une nouvelle façon d’organiser les moyens de production : l’objectif est la mise en place d’usines dites « intelligentes » (smart factories) capables d’une plus grande adaptabilité dans la production et d’une allocation plus efficace des ressources, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle révolution industrielle. Ses bases technologiques sont l’Internet des objets et les systèmes cyber-physiques : nous entrons dans la quatrième Révolution Industrielle, celle du digital, de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle, de l’impression 3D.

industrie-40
revolution-industrielle
L’économie positive, l’économie collaborative.
Devant les échecs successifs des modèles économiques mondiaux, une seule alternative s’ouvre à nous : celle de l’Économie collaborative pilotée par des comportements et des valeurs altruistes. Une économie positive à l’échelle mondiale, visant à mettre en commun et utiliser le progrès technologique et le partage des connaissances pour :

  • réduire l’impact de la consommation d’énergie sur le climat
  • préserver les écosystèmes naturels
  • sauvegarder et valoriser la biodiversité 
  • développer des sources d’énergie abondantes et décentralisées, en particulier par l’utilisation de l’hydrogène et du solaire
  • concilier sécurité alimentaire et préservation de la planète dans l’intérêt des générations futures
  • lutter contre la pauvreté et les inégalités pour voir émerger une société positive
  • transformer le système éducatif en plaçant l’altruisme au cœur du modèle d’apprentissage et de formation : un enjeu central pour former des citoyens responsables, sensibles au vivre ensemble et à l’environnement
La finalité de ce nouveau modèle économique collaboratif visera aussi à apporter plus de justice sociale et renforcer la confiance et la solidarité entre les peuples au niveau mondial pour garantir un monde positif, juste et équitable aux générations actuelles et celles à venir.

L’économie positive de Jacques Attali, un peu comme l’économie du bien-être de Joseph Stiglitz, est un mélange de données statistiques objectives et d’opinions subjectives. En économie positive, mesurer l’amitié, la confiance, l’altruisme, est aussi essentiel que de quantifier le taux d’endettement ou le montant investi en recherche et développement.

Économie de partage : un phénomène basé sur le Big Data

L’économie de partage se répand de plus en plus dans tous les domaines. Les applications permettant aux particuliers d’offrir leurs services ou de partager leurs biens se multiplient et prennent peu à peu le pas sur la société de consommation.

Contrairement au siècle dernier où posséder des biens matériels étaient un signe de richesse, pour la génération 2000, la tendance semble être de posséder moins de choses. Cette inversion de valeurs est principalement liée à l’avènement du numérique et de l’économie de partage. Il est par exemple possible de stocker une quantité impressionnante d’informations de médias dans des smartphones.

De même, la nouvelle génération milléniale préfère se séparer progressivement de leur voiture et privilégier services de transport partagés comme Uber, Lyft, CarGo.


Le partage grâce au Big Data

Location d’appartement, covoiturage, vente entre particuliers, ou encore partage de talents constituent différentes facettes de l’économie de partage, ou de collaboration, désormais ancrée dans tous les domaines.

Une nouvelle façon de penser, mais aussi une nouvelle manière d’utiliser les données efficacement pour fournir aux clients ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, où ils le veulent. (exemples : Uber pour le transport et Aibnb pour le logement de tourisme).

Ces deux entreprises ont développé leur propre plateforme pour permettre aux fournisseurs de services et aux utilisateurs de connecter leurs intérêts et se joindre à cette nouvelle économie de partage.
L’altruisme : une réponse aux défis de notre temps et le moteur d’une économie positive !

VERS une PLANÈTE POSITIVE !

Les crises actuelles et la myopie des dirigeants témoignent de l’urgence de prendre en compte l’intérêt des générations futures dans les processus décisionnels. Seule notre capacité à penser à long terme permettra de mettre au point des solutions innovantes, concrètes et solidaires pour résoudre les enjeux qui se profilent à l’horizon 2030 en matière environnementale, sociale, économique, démographique.

Vivre ensemble : soit nous allons survivre ensemble comme des frères et des sœurs, soit nous mourrons tous ensemble comme des idiots.

Martin Luther King


Jacques Attali est à l’origine du « Mouvement pour une économie positive » une initiative de « Positive Planet & Positive Economy », organisation non gouvernementale qu’il a créée en 1998. Il est également à l’origine de « l’indice de positivité des nations », une idée lancée en 2013 pour mesurer et analyse la capacité des acteurs d’un pays à placer l’altruisme au cœur de ses priorités, selon trois dimensions essentielles : altruisme entre générations, altruisme entre territoires et altruisme entre acteurs.

L’économie positive vise à réorienter le capitalisme vers la prise en compte des enjeux du long terme. L’altruisme envers les générations futures y est un moteur plus puissant que l’individualisme animant aujourd’hui l’économie de marché.

Jacques Attali


L’économie positive est une économie qui se préoccupe des générations futures et propose un nouveau modèle où les richesses créées ne sont pas une fin en soi mais un moyen pour servir une croissance positive, durable et inclusive.

Pour permettre à ce nouveau paradigme de devenir la référence, il devient impératif de transformer nos modes de développement pour les faire évoluer vers des modèles qui allient de manière équilibrée et harmonieuse : Économie, Environnement et Social.

La construction d’une société positive est un projet collectif et ne pourra se faire sans l’implication ni l’engagement de tous les acteurs. Il est de la responsabilité de chacun de se mettre en mouvement pour bâtir le monde que nous voulons pour les générations actuelles et futures en 2030.

La recherche de la positivité implique des changements de comportements, pour soi comme pour les autres, de l’altruisme, et surtout beaucoup d’ambition pour le collectif.

Cet outil, introduit lors de la rédaction du rapport « Pour une économie positive » remis au Président de la République en septembre 2013, est le seul indice utilisant l’altruisme pour évaluer la prise en compte de l’intérêt des générations futures. Il a pour objectif de constituer de nouveaux référentiels permettant d’assurer le suivi des progrès accomplis en matière de performance.

Vers un monde altruiste ?

L’Homme est un loup pour l’Homme

disait le philosophe Hobbes


Dans notre société matérialiste où paraissent régner sans partage : le profit, le cynisme et l’égoïsme, l’hypothèse bouscule les idées reçues. L’altruisme existe depuis la nuit des temps, c’est un facteur essentiel de la vie sociale... et on peut le prouver scientifiquement. Mieux : puisque l’altruisme existe, nous avons la possibilité de le cultiver. Et de promouvoir une société davantage basée sur la coopération et la bienveillance afin de répondre aux défis de notre monde en crise. C’est le pari de chercheurs venus d’horizons divers : primatologues, économistes, neuroscientifiques, psychologues, médecins et... un généticien devenu moine bouddhiste.»




5 façons d’être plus altruiste

Selon Matthieu Ricard, moine bouddhiste, interprète du Dalaï Lama, auteur du « Plaidoyer pour l’altruisme – La force de la bienveillance », docteur en génétique cellulaire :

  1. Reconnaître autrui : Si on accorde de la valeur à son propre bien-être, on ne peut pas oublier celui des autres. Car on est tous de la même famille humaine.
  2. Apprécier l’élan naturel vers l’autre : Ne pas sous-estimer le pouvoir de transformation de l’esprit et la capacité de cultiver l’altruisme, car on en a tous le potentiel.
  3. Repérer ceux qui partagent ses idées : Se rendre compte que si un certain nombre de personnes partagent cette vision des choses et font les mêmes efforts, les cultures peuvent changer. Alors, il faut poursuivre en ce sens.
  4. Mettre les inconnus comme les proches au centre de sa vie : Prendre conscience de façon claire que l’altruisme est une nécessité.
  5. Innover  Oser l’enseigner dans les écoles, oser dire qu’on peut avoir une économie plus positive, qu’on peut faire quelque chose pour l’environnement, que ce n’est pas une utopie naïve ni un luxe. Et tout mettre en œuvre pour que ces changements se réalisent.
 
L’humanité a-t-elle encore le contrôle de son propre avenir ? Pouvons-nous éviter de nous détruire nous-même. Face aux enjeux du monde d’aujourd’hui le challenge est de taille.

Certes, les progrès technologiques actuels et surtout en devenir sont fabuleux et très prometteurs pour l’avenir de l’humanité. Cependant, qu’il s’agisse d’Icare et Prométhée dans la mythologie grecque ou du docteur Frankenstein au 19e siècle, ils ont tout les trois faits l’expérience d’un savoir qui se paye cher quand on en oublie les limites ! Les avancées technologiques doivent être remerciées pour les progrès extraordinaires qu’elles apportent dans la vie des hommes, qui se traduisent en particulier par une augmentation continue de l’espérance de vie. Après les incroyables révolutions techniques et conceptuelles survenues au XXe siècle, les possibilités offertes par la Data semblent sans limites. Doivent alors être évoqués le principe de précaution, le principe de prudence et un espace commun de dialogue où s’exerce une loi morale commune. Si une liberté nouvelle nous permet de dépasser chaque jour un peu plus notre condition, il nous faudra rester responsables en ne transgressant pas les limites de toute action. On est en droit, non pas de redouter nos propres créations, qui doivent contribuer à notre bonheur et à notre liberté, mais de se méfier de ceux à qui la technique profite.

Garantir cet équilibre sera certainement l’un des grands enjeux du XXIe siècle !
D’autre part, aujourd’hui l’économie de marché est fortement axée sur la performance, encouragée par une globalisation des marchés, des entreprises ou la quête première est avant tout la rentabilité absolue et la satisfaction des actionnaires. Aussi, de nouveaux courants sont en train de voir le jour et serait-ce là les modèles économiques dominant de demain ? Qu’il s’agisse de l’altruisme, de l’économie collaborative, toutes les deux rassembleraient tous ceux qui travaillent dans l’intérêt des générations suivantes. Enfin, notre aptitude à innover, à accomplir plus, mieux et plus vite doit désormais servir la priorité absolue, c’est-à-dire la survie et le bien-être des générations suivantes ! Alors faisons en sorte que nos actions reflètent enfin nos beaux discours !

Le meilleur moyen de prédire l’avenir est de le créer. — Peter Drucker, théoricien du management
 
L'équipe

Diane Hantz


Myriam Nuzzo


Anaël Armenia


Laurent Troendlé


Références
http://www.terra-symbiosis.org/culture-intensive.pdf
http://www.futura-sciences.com/
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1395_problemes_graves_planete_persistent.php
http://www.planetoscope.com/climat
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/01/24/2016-annee-la-plus-chaude-jamais-enregistre_5068319_1650684.html
http://www.planetoscope.com/nouveau.php
http://www.lepoint.fr/environnement/sixieme-extinction-le-monde-s-achevera-t-il-sans-l-homme-02-11-2016-2080000_1927.php
http://www.planetoscope.com/dechets/363-production-de-dechets-dans-le-monde.html
http://www.planetoscope.com/eau-oceans/1104-litres-d-eaux-usees-rejetees-dans-la-nature-dans-le-monde.html
http://www.consoglobe.com/duree-vie-dechets-nature-1386-cg
https://www.youtube.com/watch?v=VAg-dIJE_EQ
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1395_problemes_graves_planete_persistent.php
https://www.youtube.com/watch?v=TVMnu5k_Cow
http://www.lemonde.fr/cop21/video/2015/10/19/comprendre-les-enjeux-de-la-cop-21-en-dix-chiffres_4792359_4527432.html
http://jiga.fr/faut-il-avoir-peur-du-big-data/
http://www.usine-digitale.fr/article/intelligence-artificielle-faut-il-vraiment-en-avoir-peur.N328661
http://www.economiematin.fr/news-les-objets-connectes-risques-omnipresence-danger
http://www.amara.org/fr/videos/7jzw0crwa65v/info/disruption-a-film-by-kelly-nyks-jared-p-scott/
http://www.globalpartnership.org/fr/education/education-challenges
https://www.industrie-techno.com/usines-intelligentes-la-quatrieme-revolution-industrielle.28373
http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/22/l-economie-positive-un-combat-pour-l-avenir_5002034_3234.html
Extrait du documentaire sur ARTE Vers un monde altruiste
Bibliographie
  • Vivement après demain, Jaques Attali, éd.Fayards 2016.
  • Big Data La révolution des données est en marche, Viktor Mayer-Schoenberger et Kenneth Cukier.
  • La troisième révolution industrielle.Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie l’économie et le monde, Jeremy Rifkin.
  • Le Big Data dans l’énergie, Clémence Fraysse et Brice Plaisance.
  • Construire le monde positif que nous voulons pour les générations futures à l’horizon de 2030, présidé par J.Attali, P+sitive Planet.
  • Nourrir 9 milliards de Personnes en 2050, Samuel Rebulard.